MOUHARAM, 1ER JANVIER ET YENNAYER...Trois fêtes de fin d’année qui se croisent.

30/12/2008 04:11 par reghaia

  • MOUHARAM, 1ER JANVIER ET YENNAYER...Trois fêtes de fin d’année qui se croisent.

    MOUHARAM, 1ER JANVIER ET YENNAYER...Trois fêtes de fin d’année qui se croisent.

    30/12/2008 04:11 par reghaia

Ces fêtes qui se succèdent témoignent de la diversité et de la richesse du patrimoine culturel national.

Les Algériens, qui ont célébré, hier, dans les conditions que l’on connaît le début de l’année hégirienne, s’apprêtent à célébrer dans les jours à venir deux autres fêtes de fin d’année. En tout et pour tout, le calendrier leur impose de passer trois réveillons en l’espace seulement de 13 jours.
Il s’agit bien évidemment de la fête de l’An hégirien, 1er Mouharam 1430, du premier jour du calendrier grégorien ou universel, 1er Janvier 2009 et du premier Yennayer 2959 (amenzu n yennayer pour les Amazighs) douzième jour du mois de janvir du calendrier julien (berbère). Toutes ces fêtes, quoique différemment, sont célébrées dans les quatre coins du pays.
Cela témoigne, on ne peut mieux, de la diversité et de la richesse culturelles dont jouit l’Algérie. Une diversité très mal appréciée au niveau officiel, que les citoyens assument et célèbrent non pas de la même manière mais dans la même expression, c’est-à-dire la célébration d’une fête de fin d’année.
Les Algériens, qui se reconnaissent dans toutes ces fêtes, savent bien que cette richesse du patrimoine national culturel est une constituante de l’identité même de la nation.
Si la célébration de Mouharam s’inscrit dans la liste des fêtes religieuses et partagée avec le reste des pays musulmans du monde, a été quelque peu faussée par le massacre israélien en Palestine, il n’en demeure pas moins que les foyers algériens l’ont célébrée chacun à sa manière et chez-eux. Intensification de la lecture et de la récitation du Coran, veillées religieuses et prières collectives sont entre autres les activités émaillant cet événement.
Aussi, des plats traditionnels, variant selon les régions, sont préparés pour marquer cette fête religieuse. De la rachta algéroise à la chekhchoukha constantinoise passant par le couscous kabyle, les Algériens ont célébré cette fête.
Les fonctionnaires des institutions publiques sont, eux, gratifiés d’une journée chômée et payée.
Pour la Saint Sylvestre, le réveillon est célébré avec plus de consistance et de circonstance. «Ostentatoirement» fêté, les Algériens l’accueillent avec un semblant de modernisme voire même parfois d’orgueil.
A son approche, même les grandes villes du pays observent une animation qui n’a rien avoir avec le reste de l’année. Une tournée dans la rue Didouche Mourad à Alger, au cours de ces derniers jours, nous renseigne sur cette réalité.
Etant universel, les plus nantis des Algériens préfèrent le passer sous d’autres cieux, de préférence à Paris. Pour ceux qui veulent le fêter ici, la plupart des hôtels annoncent aux intéressés des soirées animées avec dîner gastronomique. Et ce ne sont pas les formules qui manquent.
Ambiance familiale mesurée pour les plus érudits, ou ambiance carnaval de type non-stop jusqu’à l’aube pour les inconditionnels fêtards.
Tout dépend de ce qu’on veut mais aussi de ce qu’on peut débourser. Certains établissements hôteliers n’hésitent pas à faire appel aux stars orientales et aux chanteurs nationaux de renommée.
La bûche est évidemment indispensable au décor. Un menu spécial pour une fête spéciale, doit-on dire. Il faut juste y mettre le prix. Dans les villages, c’est une autre tradition qui tend à s’installer.
Au petit réveillon, tout le monde ou presque, en solo ou en groupe, s’enivre et se débarrasse d’une angoisse qui aura duré 365 jours. Douze jours plus tard, les Algériens auront à célébrer le 1er Yennayer 2959 du calendrier berbère.
Fête autochtone, non inscrite dans le calendrier des fêtes nationales, elle garde intacte sa signification. Conçu pour la division des saisons et pour des besoins purement agraires au lendemain de la prise de l’Egypte par les Berbères il y a 2959 ans, le calendrier Berbère est pris pour référence dans plusieurs régions berbérophones.
En Algérie, Yennayer est célébré pratiquement à travers tout le territoire national. De la Kabylie à Tamanrasset, de Tlemcen à Oran, chaque région le marque à sa manière. En Kabylie, c’est un couscous spécial qui est préparé avec le sacrifice d’un coq et les parents procèdent également à coiffer leurs enfants pour la première fois.
D’autres activités, comme les séminaires et les journées d’études, sont concoctées pour l’occasion. Cela étant, les Berbères qui célèbrent avec la même rigueur les fêtes de fin d’années universelle et musulmane aspirent à ce que Yennayer soit célébré de même par toutes les communautés. Ils demandent surtout à ce qu’elle soit reconnue comme étant fête nationale au même titre que Moharam et le 1er janvier.

Par :Karim AIMEUR

Source :http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-12-30/59231.html

Une image sublime du lac de Reghaia

26/12/2008 05:35 par reghaia

  • Une image sublime du lac de Reghaia

    Une image sublime du lac de Reghaia

    26/12/2008 05:35 par reghaia

Source :http://reghaia.wikeo.be/reghaiaphotos.html

bensaadisalim@hotmail.com

Nouveau dans votre blog

26/12/2008 05:05 par reghaia

  • Nouveau dans votre blog

    Nouveau dans votre blog

    26/12/2008 05:05 par reghaia

 Decouverez les morceaux de musique kabyle et Algéroise sous la  rubrique "messages audio"

 http://reghaia.vip-blog.com/mp3_blog.php?pseudo=reghaia

 

 

Bonne écoute!

 

par Arezki /Reghaia/Montréal

Vive reghaia . 

http://reghaia.mon-vip.com

Alliche/NARBR :«Je suis venu jouer l’accession et non pas le maintien»

14/12/2008 16:27 par reghaia

  • Alliche/NARBR   :«Je suis venu jouer l’accession et non pas le maintien»

    Alliche/NARBR :«Je suis venu jouer l’accession et non pas le maintien»

    14/12/2008 16:27 par reghaia

  • Quand vous avez signé au NARBR, vous disiez que vous aviez opté pour ce club parce qu’il était ambitieux. Or l’équipe se retrouve, à deux journées de la fin de la phase aller, avant-dernière ; ne pensez-vous pas que ce qui arrive à votre club est catastrophique dans la mesure où il devrait figurer parmi les équipes qui jouent l’accession ?
    Ce qui nous arrive est impensable. Quand on m’a sollicité pour venir au NARBR, on m’avait dit que le club allait mettre le paquet pour retrouver la Super D2. Je me suis dit qu’il y avait un bon coup à jouer et j’ai répondu présent avec comme conviction d’aider le club à atteindre son objectif. Mais au fil des matches, j’ai réalisé que les choses n’étaient pas telles que je les imaginais. Il faut reconnaître qu’il existe dans notre formation des jeunes pétris de qualités, mais qui n’arrivent pas à s’exprimer parce qu’ils manquent d’expérience. Ils sont plein de bonne volonté mais cela ne suffit pas. Quand on veut aller loin, il faut savoir doser ses efforts, jouer intelligemment.
  • Vous êtes donc sur la même longueur d’onde que votre coach qui pense que le problème à Réghaïa est dans sa composante humaine…
    Je suis entièrement d’accord avec lui. Les jeunes que nous avons avec nous doivent être encadrés par des joueurs d’expérience capables d’apporter le plus qui fait défaut à l’équipe. Honnêtement, le renforcement de l’équipe s’impose si l’on veut sortir du bourbier dans lequel nous nous trouvons.
  • C’est bien de parler de renforcement de l’équipe mais la réalité du club sur le plan financier serait chaotique si l’on se réfère à ce qu’avancent les responsables…
    Si l’on veut réellement sauver la face, il faut se débrouiller pour trouver l’argent et parer au plus pressé avant qu’il soit trop tard. Je sais qu’il n’est pas aisé de trouver la parade, mais je suis persuadé que les dirigeants sont conscients de la situation dans laquelle se trouve le club. J’ai dernièrement discuté de cela avec le président de section et il m’a rassuré sur ce plan.
  • Il vous a rassuré parce que le bruit a couru que vous envisagiez de partir…
    Je ne vous cache pas que cette idée me trotte dans la tête. Cependant je ne le ferai que si j’ai une touche intéressante avec un club de l’élite ou de la Super D2. A vrai dire, je suis venu au NARBR pour jouer l’accession et non le maintien, mais je ne quitterai pas le NARBR pour un autre de la même division. Je préfère dans ce cas me donner à fond et participer au sauvetage de mon club employeur.
    Entretien réalisé par A. Ahnia

Désagréments dus au marché informel dans la cité de Réghaia

14/12/2008 03:38 par reghaia

Les élus font la sourde oreille...

Les habitants de Réghaïa se plaignent depuis quelques mois de l’anarchie et des désagréments que cause le marché informel au cœur de leurs quartiers. En effet, quotidiennement, les commerçants s’installent dans les cités, bouchant ainsi tous les accès et sorties, entraînant, du coup, une énorme gêne pour la circulation automobile. Les locataires des immeubles ne peuvent même pas évacuer en urgence leurs malades. Des plaintes ont été adressées maintes fois à l’Assemblée populaire communale. Des requêtes restées, à ce jour, lettre morte. “Qui pourrait nous venir en aide ?” se demandent les habitants de Réghaïa qui lancent un cri de détresse aux élus locaux qui font, par ailleurs, la sourde oreille.

Source: http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=105051

L'Aïd al-Adha fixé au Lundi 8 décembre 2008

01/12/2008 01:32 par reghaia

  • L'Aïd al-Adha fixé au Lundi  8 décembre 2008

    L'Aïd al-Adha fixé au Lundi 8 décembre 2008

    01/12/2008 01:32 par reghaia

La fête du sacrifice Aïd al-Adha aura lieu le lundi 8 décembre, un jour après le rassemblement des pèlerins sur le mont Arafat.

Cette fête commémore le sacrifice d'Abraham, en souvenir duquel les musulmans immolent "un mouton, un bovin, un caprin ou un camélidé".

Saha Aidkoum ...Bonne  fête a toutes et a tous...

Arezki de Montreal.

N.A.R.B.Reghaia

29/11/2008 19:57 par reghaia

  • N.A.R.B.Reghaia

    N.A.R.B.Reghaia

    29/11/2008 19:57 par reghaia


Club Sportif Amateur
NADI ADABI RIADI BLADIAT REGHAIA


Source : http://yayou.chez-alice.fr/narbr/Index.htm

Reghaia avec Google Maps

29/11/2008 19:43 par reghaia

  • Reghaia avec Google Maps

    Reghaia avec Google Maps

    29/11/2008 19:43 par reghaia

Algérie...

Reghaia avec Google Maps ...

 

Population en 2000: 54962 habitants.
Ne comprend pas les banlieues.
Autre orthographe possible: ar-Ragayah .
Région administrative: Bumardas .

Villes de plus de 50 000 habitants: 119 villes.
Point le plus à l'Est de cette carte: -8.673868° (longitude)
Point le plus au Nord de cette carte: 37.093723° (latitude)

Source : http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/BMEncyclopedie/ContenuGeo.jsp?nomVilleUnique=Reghaia&coor1VilleUnique=36.73&coor2VilleUnique=3.35%20&coor1=37.093723&coor2=-8.673868&zoom=14.52544218351095&codePays=DZA&id=33214&typeCarte=6&mani=true

Migration, mobilité des populations, exode rural et gestion des territoires...La géographie tourmentée de l’espace algérien.

22/11/2008 11:37 par reghaia

  • Migration, mobilité des populations, exode rural et gestion des territoires...La géographie tourmentée de l’espace algérien.

    Migration, mobilité des populations, exode rural et gestion des territoires...La géographie tourmentée de l’espace algérien.

    22/11/2008 11:37 par reghaia

Ayant peu intégré la notion d’aménagement du territoire dans ses différents programmes de développement, l’Algérie vit ce déficit de vision spatiale de développement (territoires et ressources) comme un handicap majeur compromettant la mise en synergie du capital humain avec le milieu dans lequel il vit. Ce genre de distorsion se traduit par la disparité des degrés de développement des régions du pays, l’instabilité chronique des populations actives appelées à gagner leur vie là où l’offre d’emploi est la plus présente et des réactions culturelles (intégrisme religieux, retard dans la formation de la ‘’citadinité’’,…) qui expriment une tension à la limité du pathologique.

En effet, la répartition géographique de la population et sa mobilité inscrite dans l’espace et dans le temps induisent des comportements et des attitudes particulières quant à la manière dont sont appréhendés, intériorisés et vécus les éléments de l’environnement. La symbiose qui a pu s’établir en Algérie entre l’homme et la nature avant les grands bouleversements coloniaux et les profonds changements apportés par l’indépendance du pays n’est sans doute plus qu’un souvenir qui ravive l’imaginaire collectif dans une situation fort tendue où ni l’individu ni la communauté ne trouvent leur compte.

En tout cas, le cadre de vie façonné par une “modernité” problématique- car pleine de contradictions et de comportements à l’hybridité oppressante- tend de plus en plus à échapper aux hommes et aux structures administratives si bien que de lourdes menaces commencent à peser sur l’ensemble de la collectivité.

L’actualité de ces deux derniers mois illustre à sa façon cette relation distendue entre la éléments de la nature et les populations. Depuis le début de la saison automnale, des dizaines de personnes ont trouvé la mort, des centaines de maisons ont été détruites et des milliers de têtes de cheptels ont été éliminées par les pluies somme toute saisonnières mais qui ont surpris les populations et les pouvoirs publics du fait de l’état d’impréparation qui a caractérisé la gestion des espaces et des infrastructures.

La gestion de la cité n’est pas seulement faite d’espaces à occuper, d’emplois à créer et de salles de fêtes à animer. C’est aussi et surtout la protection des biens et des personnes contre toutes sortes d’agressions qu’elles viennent de la nature-laquelle n’a jamais fait de cadeaux à l’humanité- ou de la société elle-même lorsque les normes et la morale qu’elle s’est tracée se trouve quelque part ébranlées pou biaisées.

Face à de fâcheux événements qui meublent notre quotidien au cours de ces dernières années, des citoyens et des responsables se posent souvent la question de savoir pourquoi et comment se multiplient des cas d’éboulement de terrains, réputés solides et bien ancrés, des cas de maladies infectieuses prenant parfois l’allure d’épidémies mortelles ou de maladies allergiques touchant enfants et adultes. On peut pousser les interrogations pour s’enquérir des raisons de la diminution des capacités de stockage de nos barrages et du retour de certaines de pathologies, telles que la gale, la peste bubonique ou la tuberculose que seule la mémoire populaire a pu retenir des années noires de la misère et de la colonisation. Un chamboulement qui échappe à tout contrôle

L’Algérie, avec un volontarisme et un populisme effrénés, avait investi dans la construction industrielle et l’urbanisation à telle enseigne que le visage du pays –panorama rural, tissu urbain, rythme de vie- se trouve complètement chamboulé au bout de quatre décennies. Ce processus a été rendu possible par les disponibilités financières issues de la rente pétrolière. C’est pourquoi-du fait de son ampleur et de sa rapidité-, il n’a été ni intériorisé ni, à plus forte raison, bien conduit dans ses aspects pratiques et domestiques. Il s’ensuit que, contrairement aux pays industrialisés, les critères environnementaux ne sont pris en charge qu’au cours de ces dernières années. Et encore, cela s’est fait généralement suite aux conditionnalités accompagnant certains programmes de développement financés par des institutions étrangères (PNUD, BIRD, FAO). Mieux vaut tard que jamais, ces tests commencent à donner leurs fruits en instaurant une certaine pédagogie dans le montage des projets, y compris ceux managés par des entreprises privées. Il devient de plus en plus impératif de faire accompagner n’importe quelle activité économique de ses variables environnementales dans l’objectif d’atténuer les effets ‘’secondaires’’ susceptibles d’être induits par les programmes de développement. En tout cas, pour la majorité des bailleurs de fonds, la sensibilité à l’aspect écologique du développement fait désormais partie du coût des projets qu’il importe de porter sur le tableau des bordereaux des prix et des devis en tant que rubrique générant une charge vénale incompressible. 

La logique de l’évolution historique

Depuis le début de la colonisation jusqu’aux programmes de développement de l’Algérie indépendante, la population, la propriété foncière, les modes de vie, les systèmes de production, la cellule familiale et la gestion de l’espace, en tant que lieu d’habitat et ressource primaire , ont connu de tels chamboulements que le pays s’est complètement métamorphosé. De fond en comble, la relation avec la terre et avec ses éléments principaux (montagnes, ruisseaux, fermes, assiettes foncières, ressources naturelles) se trouve transformée. Le système colonial, dans une stratégie de cantonnement des populations indigènes, a construit des villes nouvelles, crée des usines, bâtie des écoles et des infrastructures de desserte, comme il a institué le système de métayage qui avait réduit nos paysans à une main-d’œuvre taillable et corvéable à merci. À l’intérieur même des villes européennes nouvellement construites en Algérie, les poches de misère des indigènes ont été circonscrites dans des quartiers dits ‘’arabes’’. Entre Bab Djedid, Square Bresson et le lycée Bugeaud (actuel Emir Abdelkader), était confinée la population de la Casbah. Il en est de même pour les autres agglomérations d’Algérie, et cela qu’elles que fussent leurs dimensions (Koléa, Sour El Ghozlane, Perrégaux, actuelle Mohamadia,…).

Pour faire fonctionner les fermes et les ateliers tenus par des Européens, il a été fait appel à des ouvriers de l’arrière-pays montagneux et des Hauts Plateaux. Nos grands-pères se souviennent encore des campagnes de vendanges à Boufarik, Dellys et Berrouaghia qui faisaient mobiliser les jeunes paysans loqueteux de Larba Nath Irathène, Ksar El Boukhari, Aïn Boucif et Sidi Aïssa. Toute la Mitidja était prise en charge sur le plan de la main-d’œuvre par cette armée de réserve qui a survécu aux guerres et aux épidémies.

Des tâches sporadiques ou saisonnières (cueillettes d’oranges et clémentines, vendanges, arrachage de pommes de terres), des travaux exigeant une présence plus assidue (irrigation, labours, taille,…) ou des fonctions permanentes (machinisme agricole, construction, gardiennage,…) ont fait venir des milliers de personnes de la campagne déshéritées vers les plaines fertiles, près des grandes villes. À l’ancien statut de célibataire est venu se substituer, quelques temps après, le statut de chef de ménage. C’est ainsi que des milliers de familles se sont déplacées au cours du 20e siècle, créant un vaste phénomène d’exode rural.

Sur le lieu d’arrivée, l’installation ne s’encombre pas de commodités ou de luxe qui, de toute façon, ne viendront jamais. Ce sont des chaumières en tôle de zinc, parfois des masures en pisé, sans sanitaires ni espace suffisant, qui vont constituer des ceintures de misère autour des villages coloniaux (Boufarik, Birtouta, Tipaza, Bordj Ménaïl,…).

L’Indépendance consacre la tendance à l’exode

Cette situation perdurera après l’indépendance du pays. Pire, au vu des promesses nourries par la Révolution algérienne consistant à bannir le statut de khemmes et à réhabiliter le paysan algérien, d’autres ‘’fantaisies’’ allaient voir le jour du fait d’un réel déracinement. Le statut de paysan a été dévalorisé au vu de son histoire peu glorieuse pendant la colonisation. Il s’ensuivit une fonctionnarisation effrénée, tendant à se décomplexer vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale et, par-là même, à vouloir reproduire les mêmes schémas d’organisation et d’ascension sociale.

Cette forme de ‘’stabilisation’’ a eu un effet d’entraînement par lequel d’autres contingents venus des campagnes ont décidé de s’installer dans les villes en rompant avec leur ‘’bercail’’. Des besoins nouveaux sont nés avec une telle situation de fait accompli : école pour les enfants, dispensaires, raccordement aux réseaux AEP, gaz et électricité, assainissement...Une façon comme une autre de régulariser implicitement une urbanisation anarchique. Cela va encore se renforcer avec l’ouverture de nouvelles routes et pistes de desserte, l’installation de magasins d’approvisionnement et parfois d’antennes administratives d’APC.

En matière de travail, les gens s’occuperont de tout sauf de l’agriculture : fonctionnariat, transport clandestin, petits ateliers de mécanique, épiceries, ventes de produits à la sauvette.

Et ce n’est qu’à partir du milieu des années 1980 que le chômage, la délinquance juvénile, le banditisme, le commerce des stupéfiants et les autres comportements anti-sociaux nés dans ces favelas commencent à sérieusement inquiéter les pouvoirs publics et à intéresser les milieux intellectuels et universitaires.  Ces espaces, autrefois lieux de production agricole malgré la discrimination salariale et la politique d’indigénat, ont été vite transformés en aires bétonnées, en grands cloaques d’eaux usées et en lieu de marginalisation d’où se fortifiera l’intégrisme religieux.

Les flux migratoires ‘’imposent’’ des politiques de développement absurdes

Les flux d’exode des populations ont entraîné avec eux l’insouciance des autorités locales quant aux actions de développement. Des pistes sont restées non bitumées pendant une trentaine d’années. Les anciennes routes ouvertes par le génie militaire français pour les besoins de la guerre et qui avaient desservi aussi des bourgades et des villages sont tombées en ruine. Le retard d’électrification, d’adduction d’eau potable, d’assainissement et de raccordement au téléphone n’encourage pas les anciens habitants à retourner chez eux. Et, raison capitale, aucune politique de l’emploi en milieu rural, basée sur l’agriculture, l’élevage et l’artisanat n’avait été initiée. La rente pétrolière, dont les effets ont commencé à se faire sentir dès les années 1970, pouvait suppléer à toutes les paresses. Cette manne du sous-sol algérien a permis tous les errements ! Même dans les anciens ‘’villages socialistes agricoles’’ (VSA), l’emploi agricole est devenu minoritaire : les gens sont versés dans l’économie informelle, le transport clandestin et le fonctionnariat. C’est un véritable échec ‘’planifié’’ qui a gangrené la société et l’économie en général. Comme si cela ne suffisait pas, la dernière décennie du vingtième siècle  a mis sens dessus dessous une situation qui tenait déjà d’un véritable  capharnaüm algérien suite à la subversion islamiste- dont l’ascension idéologique et messianique doivent beaucoup, selon l’analyse de feu Mostefa Lacheraf, au déracinement de la société algérienne ayant subi l’exode rural- et les problèmes sociaux s’en trouvent amplifiés.

Il en résulte que la demande en logement va crescendo et épouse une courbe exponentielle sans fin. En outre, le déséquilibre de la répartition démographique caractérisant le territoire national- la zone côtière se trouve surchargée par rapport aux Hauts Plateaux et au sud du pays-  ajouté à la consommation effrénée des terres agricoles pour les besoins du béton, font  peser, à moyen terme, un lourd danger au cadre général de vie des Algériens et à l’environnement immédiat, déjà bien mis à mal  par toutes sortes de pollutions et de ‘’rurbanisations’’.

 Au lieu que les autorités et les techniciens algériens consacrent leurs efforts à la réflexion sur un meilleur cadre de vie en améliorant la qualité du bâti, l’architecture des immeubles et l’embellissement des espaces secondaires de nos cités, ils se voient réduits à faire de sempiternels calculs en millions d’unités d’habitation à délivrer à des dizaines de millions de demandeurs. Et c’est un cycle infernal qui ne pourra être jugulé que par une vision globale, rationnelle et cohérente de l’économie et de l’aménagement du territoire.

 Un hinterlind soumis aux aléas du mal-développement

Des très vastes superficies de forêts ont été incendiées au cours des quinze dernières années.  Les besoins en bois de la population ayant fortement diminué depuis que la bouteille de gaz et le gaz de ville sont devenus accessibles à la majorité de la population algérienne, il s’en est suivi un déficit de civisme qui a éloigné les populations des interventions anti-incendies sauf lorsque le feu menace des habitations, alors que jusqu’aux années 80 du siècle dernier, les habitants des villages ruraux étaient les premiers à étouffer le feu.

Lorsque les agents des services des forêts et de la Protection civile arrivent sur les lieux, ils se contentaient souvent de rédiger le procès-verbal d’un incendie vite circonscrit. Et, lorsque nos programmes scolaires et les autres moyens de sensibilisation ne sont pas mis à contribution pour faire connaître les autres bienfaits du tissu forestier, on ne peut pas demander au citoyen d’avoir la conscience écologique par ‘’décret’’.

Les symptômes des effets du déboisement n’ont jamais été aussi visibles que lors des trois dernières saisons de pluie. La presse a rapporté de tous les coins du pays des inondations et des éboulements qui ont touché les villes et les routes. La RN 5, au niveau des gorges de Lakhdaria, a été obstruée en janvier 2005 à plusieurs reprises par des chutes de gros blocs déboulant à toute vitesse sur un terrain qui a perdu son ciment naturel, la végétation. Il est de même de la RN 1 au niveau de la Chiffa lors de l’hiver de l’année dernière.

Ayant perdu son pouvoir régulateur du régime des eaux, le sol voit, du même coup, ses capacités de filtration réduites à néant, ce qui aboutit à une torrentialité accrue de l’écoulement des eaux créant des inondations au niveau des villes et des villages. Ce dernier phénomène est, bien sûr, aggravé par les constructions illicites sur les zones inondables des berges.

Le même phénomène est à l’origine de l’envasement des barrages, ce qui, à la longue, réduira fortement leur capacité de rétention comme c’est la cas pour le barrage du Ksob, touchant les wilayas de Bordj Bou Arréridj et M’sila.

A ce propos, on ne peut que se réjouir de l’esprit de prospective et de l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT) qui fait mener une étude sur la protection du bassin versant du barrage de Koudiat Acerdoune  (s’étendant sur presque 3000 km2 entre les wilayas de Bouira et Médéa) bien avant l’achèvement des travaux de construction de cet ouvrage.

La qualité de la vie en question

Qu’on examine de près nos villages et bourgades ; ils sont devenus de géants cloaques d’eaux usées et de nauséeux monticules de déchets pour la plupart non biodégradables. Ce n’est pas le moindre des paradoxes que ce qui, sous d’autres cieux, est considéré comme un parangon de pureté et de cadre idéal de vie- à savoir la campagne et les zones rurales- se présente en Algérie sous le manteau hideux de la pollution et de la saleté. C’est pourquoi, des techniciens et des membres de la société civile commencent à s’inquiéter du sort qui sera réservé à la qualité de l’eau du barrage de Taksebt, à Tizi Ouzou, au vu de l’énorme volume d’eaux usées déversées par les dizaines de villages situés dans son bassin versant. Les capacités d’autoépuration du sol n’étant évidemment pas illimitées, cette inquiétude ne pourra être évacuée que par l’installation des stations de traitement en amont du plan d’eau. Le ministre des Ressources en eau n’a pas manqué de soulever cette question au cours d’une visite sur le site.

Dans nos villes, les monticules d’ordures, y compris devant des institutions publiques, n’attirent même plus la curiosité des journalistes tellement le spectacle fait partie du décor familier. Les habitants ayant élu domicile sur l’axe Oued Semmar-Meftah sont pris entre les pinces de deux purgatoires : les rejets de la cimenterie et la fumée éternelle de la décharge-appelée en principe à être délocalisée- ont délimité l’espace morbide qui rend la vie carrément infernale sous cette latitude. Le nombre d’enfants asthmatiques ou atteints d’autres affections liées à l’environnement vicié ne se compte plus.

A Sour El Ghozlane, deux usines polluantes, la cimenterie et l’usine de détergents, ne sont séparées que par six mètres de distance (le CW 127). Les poussières crachées par la première et les effluents spumeux rejetés par la seconde n’ont pas encore été évalués par des études scientifiques pour connaître leur degré de nocivité. Faudrait-il attendre l’irréparable pour procéder à un tel diagnostic ?

Les valeurs de l’environnement sont indubitablement celles de la civilisation et du civisme ; ce sont aussi les valeurs de l’économie et de la société modernes basées sur la rationalité, la bonne gouvernance et la veille technologique. L’environnement  a un coût économique dont les pouvoirs publics ne peuvent faire l’économie. Mais, c’est aussi l’ensemble de la société qui est interpellé, avec le monde associatif, les élites scientifiques et les élus, pour faire prévaloir une nouvelle culture bâtie sur un cadre de vie sain, un aménagement du territoire basé sur l’équilibre physique et biologique des ressources et qui intègre dans son schéma la gestion harmonieuse de l’espace où la ville et la campagne pourront prétendre à cette complémentarité nécessaire qui fait le territoire global.

Comme l’écrivait, en avril 1972 déjà, Mostefa Lacheraf : " Qu’il soit bien compris que si la ville avec ses techniques, ses institutions, ses hommes, ses apports indispensables, ne va pas vers les masses rurales, c’est la misère paysanne, l’exode paysan qui viendront à elle pour l’assiéger de leurs débris anachroniques et malheureux ; de leurs valeurs déracinées, comme un reproche vivant et un rappel insoutenable dont certains ne veulent retenir qu’une image embellie ou surfaite pour soulager leur conscience (…) Quant la ville dépérit, le milieu rural et sa force d’inertie l’envahissent sans qu’elle oppose la moindre résistance.

 Une cité vraiment urbanisée, outillée, soucieuse de rayonner sur l’arrière-pays par son impact politique et institutionnel, sa fonction créatrice, ses métiers, ses artisans, aide la campagne à se transformer. Sinon, comme nous le constatons aujourd’hui,  le dépérissement urbain étrangle aussi le milieu rural sans recours et rend vulnérables les rapports économiques ".

Par : Amar Naït Messaoud

iguerifri@yahoo.fr

Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=63241&ed=MTk3Mg==

Inter-Régions...NARBR 2 - SCAD 2 : Encore un match nul à domicile

13/11/2008 01:42 par reghaia

  • Inter-Régions...NARBR 2 - SCAD 2 : Encore un match nul à domicile

    Inter-Régions...NARBR 2 - SCAD 2 : Encore un match nul à domicile

    13/11/2008 01:42 par reghaia

D’aucuns, à Réghaia, pensaient que le NARBR allait prendre la mesure du SCAD, mais il n’en fut rien. Au contraire, les coéquipiers de Merbah ont failli concéder une défaite qui aurait eu des conséquences sur la sérénité du groupe. Pourtant les Réghaouis ont bien débuté la rencontre en ouvrant le score par l’intermédiaire de Alliche avant de s’effondrer et laisser le monopole du ballon aux protégés du bouillonnant Hamici, contraint de rejoindre la tribune officielle après avoir été expulsé par l’arbitre suite à l’intervention, auprès du délégué du match, d’un dirigeant du NARBR.
Les joueurs de du SCAD réussiront à revenir à la marque après une hésitation de la défense réghaouie. A partir de là, et sentant que le coup était jouable, les gars de l’ouest imposeront un pressing haut qui aura raison de la frêle équipe du NARBR qui s’avouera vaincue une seconde fois. Le reste du match ne sera qu’une parodie de football où l’on assistera à des phases de jeu sans attrait. Les Réghaouis parviendront à égaliser sur un penalty transformé par Bellal.
A. Ahnia

Les Deflaouis contestent le penalty
On jouait la 56’ de jeu quand les Réghaouis amorceront un contre suivi d’un centre de Bellal en direction de la surface de réparation. La balle est dégagée par un défenseur du SCAD, mais contre toute attente, le referee désignera le point de penalty. S’ensuivie alors une ruée vers l’arbitre des joueurs et du banc du SCAD qui contesteront la décision de l’arbitre.
Les présents s’interrogeront sur l’origine de ce penalty au point où l’on se demandait si un joueur local avait touché la balle de la main ou avait commis une autre faute. Le match n’a repris qu’après d’interminables palabres.

Le coup de boule de Hamici
Expulsé par l’arbitre, Hamici, l’entraîneur de Aïn Defla s’est retrouvé à coacher sa formation à partir de la tribune officielle. Ses protégés suivirent à la lettre ses instructions jusqu’au moment où il prononça des propos que certains présents dans la tribune trouvèrent désobligeants. Le garde-matériel qui se sentait concerné par les menaces du driver de Aïn Defla, s’approcha de lui pour le rappeler à l’ordre.
Mal lui en prit car il reçut un coup de tête qui a failli le mettre groggy. Il se distingua aussi à la fin du match en s’en prenant avec virulence à l’arbitre qu’il traita de tous les noms d’oiseaux. «L’incident aurait pu être banalisé s’il était l’apanage de quelqu’un qui n’est pas bradé de diplômes mais quand cela vient d’un enseignant universitaire, on ne peut que rester perplexe», dira un spectateur d’un certain âge qui semble  bien connaître Hamici.
A.  Ahnia

Source : http://www.lebuteur.com/stories.php?story=08/11/12/8892000